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Certes à toi dont je tairai le nom, mais à tous ceux qui n'ont pas de personnalité
Eh ouais tu vois, j'ai fait une sacré introspection, et une remise en cause totale du monde.
Ce monde de sur-consommation, de lâcheté, de faux-semblants me tuait, me rendait folle, je me tuais sans comprendre que je n'étais pas degoutée de moi, que je ne me détestais pas, mais que c'est tout ça qui me répulsait au point de vouloir disparaitre. Et si je me faisais tout ce mal c'est certainement que la mondialisation poussait en moi et que je cherchais à l'écraser, à la cracher, parce qu'on vit de poison. On porte du poison. On mange et on boit du poison. On regarde du poison. Depuis dimanche soir, c'est un anti-virus qui fait la loi en moi. Depuis lundi j'apprends à vivre en parfaite symbiose avec moi-même, à créer les plaisirs et les intérêts que le monde ne sait pas créer pour moi. Je ne trouve aucun intérêt à ecouter tes balivernes, à me laisser berner, à être trahie, par conséquent tu es un déplaisir. Tu es une conséquence de ce monde, un être fragile qui se bat de dos, cherche un monde meilleur en toi, ne le déguise pas dans la realité : fais le exister. Et tu seras toi-même, plus cette image aussi ingrate qu'une publicité mc donald's.